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4 films sur les réalités autochtones dans le cadre des Rencontres Internationales du Documentaire (RIDM), qui ont lieu à Montréal du 9 au 19 novembre 2017

12 Novembre 2017

Le programme est consultable sur le site Internet: http://www.ridm.ca/fr/


Birth of a family (Tasha Hubbard, 2017, 79 minutes, Canada, V.O. anglais, stfr) 

Betty Ann, Rose, Esther et Ben sont frère et sœurs, mais ils n’ont pas eu la chance de grandir ensemble. Comme 20 000 autres enfants autochtones entre 1955 et 1985, ils ont été retirés à leur mère dénée et placés séparément dans des familles d’accueil, ainsi coupés de leurs racines comme de leurs proches. Désormais âgée d’une cinquantaine d’années, Betty Ann a repris contact avec sa fratrie et tous les quatre se réunissent pour la première fois pendant une semaine. Tasha Hubbard les filme avec délicatesse et complicité alors qu’ils se découvrent peu à peu, se remémorent leur parcours, évoquent leur culture confisquée et leur mère perdue. Derrière l’humour et la tendresse de cette famille reconstituée, la douleur ressurgit, révélant une tragédie historique qu’il est urgent de raconter. 

Our people will be healed (Alanis Obomsawin, 2017, 97 min, Québec, V.O. cri / anglais, avec stfr.)                                                                                         

L’incontournable Alanis Obomsawin est de retour et nous emmène cette fois dans la communauté crie de Norway House, l’une des plus grandes communautés autochtones du Manitoba, à 450 km au nord de Winnipeg. Celle-ci abrite une école pas comme les autres, qui propose un système éducatif novateur et engagé. Avec la rigueur et la sensibilité qui la caractérisent depuis maintenant plusieurs décennies, la cinéaste part à la rencontre des enfants et des professeurs. À travers leur portrait, elle célèbre plus largement les actions menées pour permettre aux Premières Nations de renouer avec leur culture et regagner leur souveraineté, malgré les traumatismes du passé comme du présent. L’espoir souffle, malgré tout, grâce à ces initiatives qui bâtissent l’avenir des communautés.

Three Thousand (Isabella-Rose Weetaluktuk, 2017, 14 min, Québec, V.O. inuktitut / anglais / français.)

 Absorbé dans son jeu, un enfant regarde une toupie taillée dans la glace tourner sur le sol enneigé. Cette image, magique dans son extraordinaire simplicité, Asinnajaq (Isabella-Rose Weetaluktuk) l’a découverte parmi les nombreuses archives de l’Office national du film qui, des années 1920 à aujourd’hui, documentent les modes de vie changeants des Inuit. Tissant les images du passé et celles du présent avec des visions oniriques en animation et une bande-son douce et sensorielle, la réalisatrice compose un poème impressionniste en hommage à sa culture et sa terre d’origine. Elle insuffle un rythme envoûtant à son œuvre, s’arrêtant tantôt à la beauté des gestes traditionnels pour bondir ensuite vers un futur imaginé aux couleurs des aurores boréales. Un court métrage inspiré et enchanteur.

Mohawk girls (Tracey Deer, 2005, 62 min, Québec, V.O. anglais, stfran)

Séance gratuite spécial 20ème

Avoir 17 ans à Kahnawake : Amy, Lauren et Felicia, comme toutes les filles de leur âge, doivent prendre des décisions concernant leur avenir. Mais quand on a grandi dans une réserve mohawk à côté de Montréal, les choix de vie sont bien moins évidents qu’ailleurs. Fruit de deux années de tournage, Mohawk Girls nous fait pénétrer avec justesse, humour et compassion dans la vie de ces jeunes filles et pose un regard révélateur sur la culture des jeunes autochtones du 21e siècle. L’impact de ce film a depuis donné lieu à une série de fiction du même titre, également réalisée par Tracey Deer.

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