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Stage postdoctoral

Stage postdoctoral du CIÉRA (2022-2023)

Le CIÉRA présente son offre de stage postdoctoral pour l'année 2022-2023!

Le CIÉRA offre ce soutien salarial dans le but de soutenir un ou une diplômé.e de doctorat à poursuivre des recherches postdoctorales au sein du CIÉRA. Ce stage vise à encourager le nouveau ou la nouvelle diplômé.e à s’ouvrir aux recherches du centre en participant aux travaux de ses membres.

Date limite : mercredi, 15 décembre 2021 avant minuit (heure de l'Est).

Pour tous les détails, veuillez consulter l'offre de stage postdoctoral du CIÉRA (2022-2023).

STAGIAIRES

2022-2023

Emanuelle Dufour
Redessiner sa relation au territoire : La recherche-(co)création au service de la décolonisation des savoirs (titre provisoire)

Ce projet de recherche-création présente une approche novatrice et décloisonnée qui se situe au carrefour des comics-based research, de l’anthropologie, des méthodologies de recherche autochtones ainsi que de la géographie. Il s’inspire, d’une part, des savoirs relationnels et expérientiels développés au cours des dix dernières années consacrées à la recherche et à la (co)création avec des membres de Premières Nations du territoire québécois, et d’autre part, de l’état d’urgence climatique explicité par les rapports du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat. À travers l’exploration et l’illustration de mon propre rapport au territoire et sa mise en dialogue avec les différents partages expérientiels, relationnels et culturels des différents contributeurs autochtones et allochtones du projet, je souhaite problématiser la relation entre humains et non-humains et la mise en réseau des différents systèmes de savoirs qui s’y rattachent. Le concept de non-humain réfère ici aux éléments et entités avec lesquels les humains sont appelés à interagir incluant les animaux, les végétaux, les minéraux, les esprits, etc. Si les écrits et notions proposés par Descola visent d’abord à décrire les cosmologies autochtones de l’Amazonie équatorienne, elle engage néanmoins une remise en perspective de la polarisation des concepts de nature et de culture transposable à la grande majorité des sociétés occidentales. Le projet de recherche vise ainsi à proposer une certaine représentation de notre écologie relationnelle et du système épistémologique qui en découle, en plus de répondre à deux principales questions de recherche: 1. De quelles façons le processus de (co)création de bandes dessinées réflexives et conversationnelles peuvent-elles favoriser une nouvelle rencontre avec le territoire et le non-humain? 2. Comment les principes directeurs des méthodologies de recherche autochtones peuvent-ils guider la recherche universitaire dans un processus de guérison individuelle et collective? Cette démarche interdisciplinaire et inductive est motivée par deux objectifs fondateurs : 1. Promouvoir l’éducation citoyenne, la rencontre, la réflexion critique et le dialogue autour des questions environnementales, autochtones et citoyennes et 2. Poursuivre l’exploration de méthodes de production de données et de représentation à travers la (co)création de récits relationnels, éthiques, interdisciplinaires, accessibles et novateurs, inspirés des méthodologies autochtones.

Superviseurs : Justine Gagnon (CIÉRA-UL) et Sébastien Brodeur-Girard (CIÉRA-Mtl)

2021-2022

Simon Dabin
Les significations de la participation des Autochtones aux institutions municipales

Les études qui portent sur la participation des Autochtones aux institutions démocratiques au Canada ne sont pas nombreuses. Pour causes, cette participation est restée longtemps marginale et est encore critiquée par plusieurs auteurs influents de la pensée décoloniale. Pourtant, depuis quelques années le phénomène de la participation aux institutions canadiennes est en plein essor. Par exemple, la participation électorale des Autochtones vivant en réserve est au-dessus de 50% depuis deux élections fédérales. Nous constatons également une augmentation du nombre de candidat-e-s autochtones depuis 2008 et l’élection d’un nombre toujours plus élevé de député-e-s autochtones à chaque élection depuis 2011.   

Notre thèse a analysé certains aspects de cette participation (le vote aux élections fédérales, le travail de représentation des députés autochtones au sein de la 42ème législature et finalement le lien entre la participation et l’autodétermination). Nous avons conclu que la participation des Autochtones reflète un caractère paradoxal : alors que la participation formelle aux institutions est souvent comprise comme une manifestation du degré de reconnaissance des citoyen-ne-s en leur système, en leur communauté politique, en leur État, celle des Autochtones reflète plutôt une promotion et une défense de valeurs et d’identités distinctes, dans le but de transformer les institutions coloniales pour qu’elles deviennent progressivement plus favorables aux revendications et aux valeurs des nations autochtones. C’est ce que certains appellent : « l’autochtonisation » des institutions. 

Notre recherche postdoctorale part de ces conclusions pour approfondir à la fois le sujet de la participation des Autochtones mais aussi celui de ses effets. Pour cela nous souhaitons développer une recherche qualitative et collaborative avec les Autochtones vivant dans les villes de Québec et de Montréal. Nous nous demandons le sens qu’ils et elles donnent à leurs actions et comment ils et elles évaluent et définissent l’autochtonisation des politiques municipales ? 

Superviseurs : Nicolas Houde (CIÉRA - Mtl) et Thierry Rodon (CIÉRA - UL)

2020-2021

Marie-Charlotte Franco
Du fragment à la collection : la contribution du missionnaire Saint-Onge (1842-1901) à l'histoire des Autochtones en Amérique du Nord.

Ce projet postdoctoral s’inscrit dans l’axe 1 « Culture et histoire » du CIÉRA. Il consiste à analyser un ensemble d’artefacts archéologiques et ethnologiques issu de plusieurs communautés autochtones des États-Unis et du Canada et amassé par le missionnaire Louis-Napoléon Payant dit le Père Saint-Onge (1842-1901). Actuellement conservée par la Société du patrimoine religieux du diocèse de Saint-Hyacinthe (Québec), cette collection de 373 objets présente plusieurs caractéristiques qui justifient de mener une recherche approfondie tant sur le missionnaire que sur les processus de collecte déployés au XIXe siècle. Dans le prolongement de mes recherches précédentes, ce projet poursuit l’objectif de mieux comprendre les réseaux de relations entre les communautés autochtones et les personnes allochtones tout en contribuant à l’histoire de la muséologie et des collections au Québec. Deux questions centrales motivent la réflexion : pourquoi et par quels moyens Saint-Onge a-t-il collectionné près de 400 artefacts autochtones ? Comment, par la mise en collection d’objets issus des cultures matérielles autochtones, a-t-il participé à la construction d’un savoir allochtone sur les Premiers Peuples d’Amérique du Nord ? Cette collection constitue le point de départ pour une analyse biographique et ethnographique plus approfondie. Elle paraît être le résultat d’un vaste réseau de relations et d’échanges entre missionnaires, collectionneurs amateurs et Premiers Peuples. Cet ensemble de culture matérielle est un témoin encore visible, mais non exploité, de la construction d’une mémoire et d’une identité autochtones nord-américaines. C’est également un point d’entrée intéressant pour situer l’apport d’individus québécois au développement de l’anthropologie en Amérique du Nord. Un premier terrain de recherche en 2014 a également révélé qu’un nombre important d’artefacts collectés ne provient pas des communautés dans lesquelles il a séjourné. Toutefois, les informations sur les objets (communauté d’origine, utilisation, nom autochtone, etc.) restent encore lacunaires. Ce stage postdoctoral permettra aussi de combler ce manque en complétant ces renseignements en travaillant avec les communautés.


Superviseurs : Marie-Pierre Bousquet (CIÉRA - Mtl), Laurent Jérôme (CIÉRA - Mtl) et Frédéric Laugrand (CIÉRA - UL).

2019-2020


Ana Catarina Zema de Resende

Sociétés minières multinationales et peuples autochtones : L’expérience de la Nation Innu de Matimekush et du peuple Juruna du Xingu
Superviseurs : Thierry Rodon (CIÉRA - UL) et Martin Papillon (CIÉRA - Mtl)

2018-2019


Carole Delamour

Les dimensions familiales et territoriales des patrimoines autochtones : projet d'inventaire participatif des patrimoines ilnus de Mashteuiatsh
Superviseur : Laurent Jérôme (CIÉRA - Mtl)

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