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Activités du Pôle Montréal

Les Midis du CIÉRA-MTL

Appel de communications 

Bonjour à toutes et à tous, 

L'antenne montréalaise du Centre interuniversitaire d’études et de recherches autochtones (CIÉRA) organise une série de conférences, les « Midis du CIÉRA », qui abordent les problématiques liées aux communautés autochtones. Une occasion unique pour les étudiant-e-s, les chercheurs et les post-doctorants de présenter leurs recherches en cours et d’acquérir de l’expérience en matière de communication scientifique. C’est également une bonne occasion d’obtenir de la rétroaction de vos pairs, ou simplement de les informer sur votre projet en cours. Les « Midis du CIÉRA » sont ouverts à tous et à toutes, peu importe le champ d’études. 

Les «  Midis du CIÉRA  » se tiendront de manière mensuelle, en alternance entre l’Université de Montréal et l’Université du Québec à Montréal. Bien que le format de la communication soit relativement libre, les « Midis du CIÉRA » se déroulent habituellement en format 40/40, c’est-à-dire quarante minutes de présentation et quarante minutes de discussion. Le matériel nécessaire (projecteur, écran etc.) est mis à la disposition des participant-e-s sur demande.  

Pour participer, nous vous invitons à remplir le formulaire et à le retourner à l’adresse courriel suivante :  ciera.mtl@uqam.ca

En attendant vos soumissions de communication, nous vous souhaitons une bonne poursuite dans vos recherches. 

Cordialement,
 

L’équipe du CIÉRA-MTL 

UQAM 
Pavillon Thérèse-Casgrain – Local W-3510 
455, Boul. René-Lévesque Est
Montréal, QC  
H2L 4Y2 

Midi du CIÉRA - Par Raphaël Preux

Université de Montréal, 6 novembre 2018, 11h45 à 12h45, Pavillon Jean Brillant, local B-3210

Anent ou la modalité chantée des relations sociales achuar

Résumé de la conférence

Le mot anent désigne un genre musical achuar, qu’il est difficile de traduire par une expression univoque. La racine d’anent est hypothétiquement ininti, le coeur. Les anent sont bien en un certain sens une musique du coeur, dans la mesure où celle-ci exprime un large éventail de sentiments et agit sur les émotions, depuis la mélancolie amoureuse jusqu’à l’extrême détresse face à la menace de la mort. Mais les anent ne font pas qu’exprimer des sentiments. Les Achuar disent qu’ils sont joués ou chantés afin d’influencer ou d’agir sur leur destinataire. Ceci étant, les anthropologues ont traduit le mot anent par « chant magique », par quoi on entend une compétence de contrôle symbolique sur l’environnement, dans laquelle la dimension esthétique ne joue aucun rôle. Cette traduction, comme les conceptions qu’elle implique, me semble profondément ancrée dans plusieurs ethnocentrismes que je tenterai de définir.

À partir de l’écoute et de la mise en contexte de deux chants enregistrés lors de mon terrain, j’essaierai d’expliquer pourquoi je cherche à formuler une hypothèse alternative, qui cherche à réécouter la musique dans le processus historique de la vie sociale. C’est à partir du paradigme esthétique, et plus précisément dans le concept d’esthétique relationnelle, qui a été conçu pour théoriser les modes de socialité à l’oeuvre dans l’art contemporain, que je cherche à avancer vers la formulation de cette hypothèse.

Biographie du conférencier 

Raphaël détient une maitrise en anthropologie à l’Université de Montréal dont le sujet porte sur l’utilisation quotidienne des rêves dans la société achuar en Équateur, en relation avec les questions de la circulation des pouvoirs et de la composition ordinaire du bien-vivre. Actuellement candidat au doctorat en anthropologie, il s’intéresse à développer une ethnographie collaborative des pratiques de transmission et d’expression musicales des pouvoirs et de la patrimonalisation de la musique traditionnelle par les Achuar.

Pour consulter la page de l'événement et l'affiche 

Midi Conférence

27 septembre à 12h30 | Nelcya Delanoë |  Trumpisme et Far West: une histoire renversée | Local W-3235 à l'UQAM

Résumé de la présentation
Arrivés quasi à mi-parcours du mandat du président Donald Trump, les États-Unis évaluent ce qu’ils doivent à ces mille jours d’un grand désordre, comme un retour au « capitalisme sauvage » de la fin du XIXe siècle. Pour les Amérindiens, le nadir de leur histoire. À étudier la situation qui leur est faite dans l’Ouest américain – espace de la condensation des clichés tenaces véhiculés par le roman national et le western –, les voici pris en tenailles. D’un côté, les tout puissants extracteurs d’énergie non renouvelable, en l’occurrence l’uranium et le charbon-, de l’autre des propriétaires terriens en armes pour la défense d’un univers dont ils seraient à l’origine et les gardiens sacrés. En somme, un condensé du Trumpisme. 

Nelcya Delanoë est professeure émérite à l’Université Paris Ouest Nanterre La Défense. Spécialiste de l’histoire américaine et des minorités aux États-Unis, Nelcya Delanoë a rédigé de nombreux ouvrages et articles sur la situation des amérindiens aux États-Unis. Elle est notamment l’auteure de L’entaille rouge, et co-auteure avec Joëlle Rostkowski de Voix indiennes, voix américaines et La présence indienne aux États-Unis. Voir l'affiche ici

Archives des activités du CIÉRA-MTL

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  • Automne 2017 (à venir)

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